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Mort d’Emile : le petit garçon victime “d’un pervers” ? Cette théorie qui fait froid dans le dosabacapress
L'enquête dans la disparition du petit Emile Soleil se poursuit et certaines théories émergent sur la mort du petit garçon, notamment celle sur la “signature d'un pervers”.

Les zones d’ombre autour de la mort du petit Emile Soleil s’éclaircissent peu à peu. Disparu en juillet 2023 au Haut-Vernet, la découverte de son corps plus d’un an après sa disparition, avait provoqué un véritable emballement médiatique et continue de susciter des interrogations. 

Depuis le début de l’enquête, de multiples pistes ont été explorées par les enquêteurs. Attaque de loup, rapace, tracteur… toutes ses pistes n’avaient pourtant rien donné. 

Si l’hypothèse d’un accident de la route a un temps été envisagée, les nouvelles analyses des enquêteurs semblent se pencher sur l’intervention d’un tiers. Certains experts évoquent désormais la possibilité d’un “crime pervers”. Mais qu'en est-il vraiment ?

Une mise en scène qui interroge les enquêteurs

L’un des éléments troublants de l'enquête est la disposition du corps et des vêtements du petit garçon. Selon Damien Delseny, chef du service police-justice chez Le Parisien, “cette mise en scène avec le dépôt du corps et donc d'une partie de ses vêtements à proximité n'est pas forcément la ‘signature’ d'un pervers. Simplement, si l'idée était de conforter la piste accidentelle avec l'enfant qui se perd, il fallait que le ou les meurtriers soignent cette ‘mise en scène’”.

En effet, la présence des vêtements à proximité du crâne d’Émile aurait pu faire pencher la balance vers la thèse d’un accident. Pourtant, c’est précisément cet élément qui a permis aux enquêteurs de conclure que cette piste n’était plus crédible.

Une piste criminelle de plus en plus privilégiée

L’intervention d’un tiers est aujourd’hui l’une des hypothèses principales retenues par les enquêteurs. L’analyse médico-légale du crâne d’Émile a révélé des blessures qui ne correspondent pas aux conséquences habituelles d’un accident de la route

Vidéo du jour

Selon des sources proches de l’enquête, l’état de conservation du corps suggère qu’Émile aurait pu être maintenu dans un lieu fermé pendant plusieurs mois. Cette découverte oriente les enquêteurs vers l’hypothèse d’une dissimulation volontaire du corps après la mort du garçonnet. “Il est possible que l’enfant ait été séquestré ou que son corps ait été déplacé à plusieurs reprises avant d’être découvert”, estime un expert judiciaire interrogé par Le Figaro.

Une affaire en lien avec le suicide du prêtre ?

Un autre événement a renforcé les spéculations autour de cette affaire : le suicide du prêtre qui avait baptisé Émile, quelques jours avant la mise en garde à vue de plusieurs membres de la famille Vedovini. L’homme d’Église avait été en conflit avec le grand-père du garçon, notamment après avoir fourni une photo d’Émile aux journalistes.

Selon le procureur de la République, cette affaire ne serait pas liée directement au drame d’Émile. “Le seul lien est en quelque sorte chronologique”, a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse. 

À ce jour, l’enquête se poursuit et plusieurs membres de la famille d’Émile ont été entendus en garde à vue pour “homicide volontaire” et “recel de cadavre”. Mais aucune mise en examen n’a été prononcée.