À quelques heures du verdict du procès hors normes des viols de Mazan, le pharmacien Zack Frasni nous éclaire sur ce phénomène encore trop peu connu qu’est la soumission chimique. Éléments de réponse.
La semaine du néo Premier ministre François Bayrou est très compliquée, alors qu'il a repris les consultations pour tenter de composer un gouvernement. Car, entre l'absence de nouveau budget et la terrible catastrophe qui a touché Mayotte, cela devient urgent et Emmanuel Macron le presse d'autant.
Or, le président des Démocrates accumule les bourdes depuis lundi et commence déjà à perdre du crédit. Son très coûteux voyage en jet "gouvernemental" (12 000 euros pour 52 minutes de vol d'après Capital) pour assister au conseil municipal de sa mairie de Pau, le 16 décembre en début de soirée, a scandalisé l'Assemblée, alors que l'île était dévastée.
Certes, une aide de 25 000 aux Mahorais a été votée lors de ce conseil, mais il lui est surtout reproché - à juste titre ou non, ce n'est pas à nous de juger - de ne pas s'être rendu dans le département d'outre-mer. Parmi les réactions notables, celle de Yaël Braun-Pivet qui aurait : "préféré que le Premier ministre prenne l’avion pour Mayotte. Face à une telle catastrophe […], il faut être à 100% mobilisé sur la gestion de crise."
Mercredi, lors d'une séance spéciale pendant laquelle il faisait seul face aux députés, il s'est de plus très mal défendu sur ce sujet et celui du cumul des mandats, étant très mal à l'aise, loin de l'orateur réputé qu'il est. Il s'est notamment emmêlé les pinceaux en se justifiant du fait que le président de la République et le Premier ministre ne pouvaient pas se trouver en même temps en dehors du territoire français. Oubliant au passage que Mayotte est française depuis... 2009.
François Bayrou aurait menti sur son emploi du temps
Non seulement il a déclaré avoir intégralement participé "en visio, comme Bruno Retailleau", à la réunion de crise déclenchée après le passage du cyclone Chido, ce que plusieurs journalistes (chez Cnews par exemple) ont démenti (il serait parti 20 minutes avant la fin), mais il a aussi affirmé au micro de BFM TV : "Je n’abuse jamais des moyens de l’Etat. Les ministres, Premiers ministres et présidents de la République sont accompagnés par des services de sécurité […], c’est évidemment plus facile que de trouver des avions de ligne."
Mais le quotidien La Dépêche a mené l'enquête : "un vol Air France partait de Paris-Roissy à 17h10 et arrivait à Pau à 18h40, soit 20 minutes avant le début du conseil municipal." Mais revenons-en aux candidats aux ministères. Qui va rester, qui va partir (Anne Genetet, Laurent Saint-Martin...), qui va revenir ? On fait le point en images dans notre diaporama ci-dessous sur les premiers et derniers, d'après les rumeurs relayées par BFM TV.