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La France compte 5,2 millions de passoires thermiques parmi les 30 millions de résidences principales, selon l’Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE). Cela représente 17 % du parc des résidences principales qui possèdent une étiquette F ou G au niveau de leur diagnostic de performance énergétique (DPE). Dans le détail, les logements les plus répandus obtiennent une étiquette D (32 %). Les étiquettes C représentent 24 % du parc, juste devant les étiquettes E (22 %) selon le rapport de l'organe rattaché au ministère de la Transition écologique.
Mais le nombre de passoires thermiques est encore plus important quand on regarde le DPE des résidences secondaires, rapporte Capital. 1,2 million, soit 32 % d'entre elles, sont concernées par une étiquette F ou G. 0,8 million de logements vacants (soit 27 % du parc) bénéficient également des deux plus mauvaises étiquettes du DPE. Ce qui signifie qu'au total, en France, nous avons 7,2 millions de passoires énergétiques, soit 19,5 % de l'ensemble du parc.
Le parc locatif est davantage concerné par des mauvais DPE. On compte 1 579 000 passoires thermiques. Ce qui représente 19,8 % du parc. Certains propriétaires vont donc devoir agir s'ils veulent continuer à louer leurs logements.
En effet, à compter du 1er janvier 2023, les logements dépassant une consommation de 450 kWh par mètre carré et par an ne pourront pas être mis en location. Actuellement, 140 000 biens mis en location par des particuliers sont dans ce cas, selon l'ONRE. Le logement social n'est pas épargné, mais est moins touché. 51 000 biens dans le parc social sont classés comme passoires thermiques. Pour tous ces logements énergivores, des travaux vont être nécessaires.
A noter que les maisons individuelles sont davantage concernées par des DPE désastreux que les logements collectifs (19,6% contre 14,5%). Les logements plus petits sont également plus concernés que les autres. Près de 34 % des logements de moins de 30 mètres carrés ont obtenu une étiquette F ou G. C'est près de trois fois plus que ceux de plus de 100 mètres carrés (13 %). Rapportées au mètre carré de surface, les pertes de chaleur et ainsi les consommations de chauffage, sont plus importantes pour les petites surfaces.