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Malgré les dénégations de son entourage, notamment de son avocate, le profil violent de Philippe Vedovini, le grand-père d'Émile surnommé le "patriarche", semble se confirmer.Outre les précédentes accusations, un journaliste suivant l'affaire de très près, Arthur Herlin, reporter à Paris Match, a révélé qu'une alteraction avait eu lieu entre cet homme réputé très pieu et deux adolescents, lorsqu'il est arrivé au hameau du Haut-Vernet depuis son domicile de La Bouilladisse (Bouches-du-Rhône), le premier jour des vacances durant lequelles le petit garçon a disparu.
Arthur Herlin raconte sur le plateau de C l'hebdo, émission de France 5 présentée par Aurélie Casse, que d'après ses informations - dont nous ne connaissons pas la source -, Philippe Vedovini aurait constaté que des petits travaux avaient été réalisés en son absence sur un "semblant de muret" séparant la résidence secondaire du clan de la maison attenante. "Il a explosé" affirme Arthur Herlin, contre les voisins présents, deux adolescents donc, dont l'un est l'avant dernier témoin à avoir aperçu Émile descendre vers le lavoir, endroit où les chiens renifleurs ont perdu sa trace lors des premières recherches.
Autre journaliste présent sur le plateau de C l'hebdo, Ronan Folgoas, grand reporter au service Police-Justice du journal Le Parisien, n'est pas surpris par tempérament colérique du grand-père :"Ce n'était pas une nouveauté. C'est apparu rapidement dès les premiers jours, les premières semaines de l'enquête. Philippe Vedovini était connu dans son environnement au Haut-Vernet comme quelqu'un d'assez vindicatif, conflictuel." Personne d'autre n'avait le droit, rapporte BFMTV, de fréquenter la chapelle du hameau, hormis la famille, qui s'en faisait ouvrir les portes sur demande.
Aurélie Casse l'interroge sur la dépression dont souffrirait le grand-père, un fait nouveau que médias et grand public ignoraient. Ronan Folgoas poursuit : "Cet homme porte visiblement une part de mystère en lui et une part de souffrance qui serait peut être liée à des échecs personnels très anciens. Il n'a pas pu rentrer dans les ordres et il a dû se réinventer un nouveau schéma de vie. Est-ce que c'est là l'origine de ses souffrances intimes, je l'ignore. Mais en tout cas il souffrirait de troubles dépressifs depuis plusieurs années, peut-être plusieurs décennies même."
Problème, conclut le journaliste : "Émile était un enfant très actif, très insensible aux consignes. Il dénotait dans le paysage de la famille Vedovini."
Nous vous révélions il y a une semaine que les écoutes téléphoniques menées par les enquêteurs avaient mis au jour des tensions entre le grand-père et les parents d'Émile. On apprenait après sa garde à vue qu'elles avaient aussi fait entendre aux gendarmes que les enfants du couple évoquaient, et se plaignaient même, des violences physiques perpétrées par Philippe et Anne Vedovini. Mais ce dernier n'a pas démenti les élever de façon "rigoriste". Dans le secret des auditions qui auront duré 47 heures, les mots "gifles, coups de poing ou tirages de cheveux"ont bel et bien été prononcés.